The movie adaptation wasn't a Needful Thing...

Publié le par Bing

Encore un article sur Stephen King, et à nouveau je vais mettre en parallèle deux critiques: celle du livre et celle de son adaptation sur grand écran. On connait tous le résultat final, mais je vais quand même continuer!

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"You’ve been here before.
Sure you have. Sure. I never forget a face. Come on over here, let me shake your hand! Tell you something: I recognized you by the way you walk even before I saw your face good. You couldn’t have picked a better day to come back to Castle Rock. Ain’t she a corker? Hunting season will be starting up soon, fools out in the woods bangin away at anything that moves and don’t wear blaze orange, and then comes the snow and sleet."


Stephen King n'a pas son pareil pour déclencher le chaos complet, le genre de catastrophe qui peut détruire une ville entière, et ce avec pas grand chose: quelques objets, des blagues à l'apparence innocente et une société de consommation américaine où il fait meilleur posséder que d'aimer et penser. Une véritable critique sur la société de consommation donc mais aussi sur le port d'armes, nécessaire bien sûr pour se protéger et protéger ses biens des griffes d'autrui.

L'intrigue se construit lentement mais sûrement, un peu comme les mauvaises herbes qui prennent bien racine avant de se montrer à l'air libre. Et une fois qu'on les voit il est trop tard, tout le jardin est touché. Ici la mauvaise herbe c'est le nouveau magasin qui vient d'ouvrir en ville et qui va répandre ses racines sous la forme de petits objets aux airs inoffensifs.

Il ne faut pas être pressé, les rouages de la machination sont complexes, mais quand la bombe explose les dégâts n'épargnent personne. Un roman que l'on pourrait comparer à Under the Dome, ou même The Stand, dans une version bien plus courte tout de même que ces deux monstres littéraires.

Ce roman vaut quand même un très gros 9/10 pour moi!

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Si comme moi vous avez adoré le livre et êtes curieux de voir ce qu'il donne dans son adaptation au cinéma renoncez, le film n'apporte rien de nouveau et n'est pas fidèle au roman de Stephen King. Parfois c'est bien de sortir un peu de l'histoire originale, mais parfois ça ne donne rien et ça fait mal aux yeux, c'est le cas ici.

Dans le roman les objets ont une grande importance, dans le film c'est à peine s'ils sont mentionnés. Trop d'incohérences et une adaptation bien trop libre, mon Constant Reader qui est en moi a perdu une partie de son âme. Il y a fort à parier que le producteur de ce film n'est autre que Leland Gaunt lui-même qui récolte chaque jour les âmes des fans du King qui meurent à cause de cette adaptation.
Bazaar1.jpgDes exemples ? (Spoilers du livre:)
Le Sheriff n'est pas censé rencontrer Leland Gaunt avant la toute fin du roman! C'est une partie cruciale du plan de Gaunt justement, qui a une peur inavouée du Sheriff qui pourrait fausser ses plans si jamais il le rencontrait trop tôt.

Trop de choses sont absentes du film, et pourtant sont essentielles dans le roman. Leland Gaunt  est battu par le Sheriff, grâce à un objet de magie d'enfant qui, contrairement aux objets que vendait Gaunt qui étaient de la magie noire, est un objet de magie blanche. Sans parler de la passion du Sheriff pour les ombres chinoises, qui vont l'aider à battre Gaunt à son propre jeu! Et où sont les âmes des habitants de Castle Rock ? Les références aux autres histoires qui se sont passées elles aussi dans cette ville ?
le-bazaar-de-l-epouvante_5980_4ea6109e2c058837cb003d7f_1320.jpgBref un film quasiment incompréhensible si l'on a pas lu le bouquin, et totalement raté pour ceux qui l'ont lu. Dommage. 3/10 parce que c'est l'intention qui compte.

 

Résultat du match: le livre est vainqueur par K.O.! Etonnant, non?

Publié dans Stephen King

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