Stephen King & Joe Hill - In the tall grass

Publié le par Bing

photo-copie-1.png

Avant de parler de la nouvelle elle-même, je vais vous parler de Esquire. Esquire est un magasine masculin tout droit sorti des Etats-Unis d'aujourd'hui, mais il pourrait tout à fait venir des années 60, ces années 'Mad Men' tant l'homme est stéréotypé et tant il y a de publicités à l'intérieur. Même les articles rédigés par les journalistes sont remplis de marques, de prix; ce ne sont plus des articles mais des publicités au milieu d'autres publicités.

Sous des couverts humoristiques, l'homme doit selon Esquire ressembler au gros cliché de l'homme solide, fort et beau. Bien habillé en toutes circonstances, qui s'y connait en bricolage et en mécanique.
Bref, de toutes façons je ne compte pas m'y abonner, je l'ai juste acheté pour lire la nouvelle en deux parties de Stephen King et de son fils Joe Hill.

La nouvelle elle-même maintenant. Mon avis est sûrement biaisé dès le départ à cause du contenant; un magasine pour homme qui présente l'œuvre originale des deux auteurs comme étant une histoire "pour homme" (textuellement: "For men"). J'ai pas spécialement compris en quoi l'histoire était plutôt écrite pour les hommes, mais c'est sans doute le seul argument de vente du magasine depuis qu'il existe alors il faut comprendre aussi.

L'histoire en elle-même n'est donc pas vraiment indispensable à lire, une sorte de mélange de Shining pour son labyrinthe tueur et la famille qui ressemble comme deux gouttes d'eau au Torrance, et d'une pauvre nouvelle de Lovecraft.
Le talent du King y est mais ne fonctionne pas vraiment ici, et son duo avec Joe Hill ne fait pas autant d'étincelles que dans leur nouvelle en hommage à Matheson "Throttle".

On voit venir les grandes lignes de l'histoire bien trop tôt pour pouvoir être surpris par les moments qui sont censés nous glacer le sang. Finalement j'ai l'impression que les auteurs savaient pour quel type de lecteurs ils écrivaient (et comment leur en vouloir quand on a entre les mains un numéro d'Esquire?) et on mis la barre beaucoup plus bas qu'à leur habitude. C'est dommage.

Mais la nouvelle est distrayante et aurait mérité d'être publiée dans un recueil papier ou numérique plutôt que dans une revue de mauvaise qualité. Moi j'dis ça, oui, je le dis ;)

Publié dans Stephen King

Commenter cet article