Stephen King - Carrie

Publié le par Bing

“If only it would be today and Jesus coming not with a lamb and a shepherd’s crook, but with a boulder in each hand to crush the laughter and the snickers, to root out the evil and destroy it screaming- a terrible Jesus of blood and righteousness. And if only she could be His sword and His arm.”

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Keep calm and Carrie on

Ça faisait un bail que je voulais lire Carrie, mais j'avais plusieurs appréhensions à le commencer.
D'une part parce que c'est un de ces livres qui est entré dans l'inconscient collectif, tout le monde connait et sait plus ou moins de quoi il retourne sans même avoir à le lire. On le cite en exemple quand on veut parler d'un autre livre d'horreur et dès qu'on cite Stephen King ou bien au dos de chaque livre il est parmi les livres qu'on donne en biographie sélective: "Mais oui, vous savez, celui qui a écrit Carrie, vous l'avez forcément lu, tout le monde l'a lu!", semble nous dire le résumé. J'avais donc peur de pas pouvoir entrer dans l'histoire en connaissant la fin, aussi grâce à l'adaptation dont tout le monde a vu des images.
D'autre part parce que j'avais peur de ne pas aimer. C'est comme ça, quand j'ai vraiment envie qu'un bouquin me plaise je flippe un peu voire beaucoup, et finalement je retarde la lecture.

Mais voilà, je l'ai commencé, dévoré, et adoré et ce dès les premières lignes! (Il ne me reste plus qu'à lire Shining et Christine (ce dernier que j'ai acheté à mon dernier passage à la librairie, ça va donc pas tarder) et j'aurais lu le quinté gagnant de chaque quatrième de couverture du King!)

Pour l'intrigue pas de soucis, dès les premiers chapitres le livre joue là dessus en nous dévoilant des détails de la tragédie finale à l'aide de divers extraits d'articles ou de livres fictifs censé avoir été écrits des années après les évènements relatés dans le roman. Des articles et extraits qui rendent l'histoire encore plus vivante, plausible et un peu plus oppressante.

Tout au long du livre on ne peut ressentir un lien profond avec Carrie, adolescente qui n'a jamais eu le droit à aucune chance de pouvoir terminer autrement, à cause du fanatisme religieux imposé par sa mère. Quelques personnages vont tenter de faire la différence (Sue Snell ou bien Miss Desjardin), mais ça ne suffira pas à contrebalancer seize ans de brimades et de moqueries. Même si par moments je me suis surpris à me dire que peut-être ça pourrait finir autrement, mais c'était sans compter les compte-rendus des évènements qui nous reviennent tous les deux/trois chapitres nous rappeler l'inéluctable.

Publié dans Stephen King

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