Jeff Lindsay - Ce Cher Dexter

Publié le par Bing

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Quatrième de couverture

Il est lui-même serial-killer quand il ne s'emploie pas à les traquer. Lui, c'est Dexter, expert au service médico-légal de Miami. Un homme tout à fait moral: il ne tue que ceux qui le méritent. Mais aussi très méticuleux: il efface toute trace de sang après avoir découpé les corps ... Un jour, il est appelé  sur les lieux d'un crime perpétré selon des méthodes très semblables aux siennes. Dexter aurait-il rencontré son alter ego ? Ou serait-ce lui qui ... Impossible ...

Avis personnel
C'est le roman sur lequel se sont basés les scénaristes de la série du même nom, pour en faire la première saison. Si vous n'avez pas vu la série, je vous la conseille grandement c'est un petit bijou ! Si vous l'avez vue et que vous avez aimé, plongez-vous dans la lecture de ce roman (d'ailleurs, même si vous ne connaissez pas la série et que les romans noirs en vous font pas peur, lisez-le aussi.).

J'ai lu ce livre après avoir découvert la série, et comme toujours j'ai tendance à préférer le roman plutôt que l'adaptation, mais je dois dire que pour une fois, l'adaptation au petit écran est extrêmement fidèle à l'univers de l'auteur. On retrouve les mêmes personnages, et plus ou moins la même intrigue que la première saison.
Plus ou moins, oui, car on peut noter quelques différences dans l'action. Certaines de ces différences sont minimes, mais d'autres le sont moins et peuvent changer du tout au tout avec celle que l'on a pu voir sur le petit écran. Dont la fin, par exemple.

Un très bon thriller où l'on sonde les travers les plus profonds de l'âme humaine (Ou pas, car Dexter el dit lui-même: il n'a pas l'impression d'avoir une âme).

Extrait
(Ce sont les premières lignes)

"Une lune. Une lune radieuse. Une pleine lune ronde et rousse, la nuit aussi vive que le jour, la terre inondée de lumière, source d'une joie infinie. Et de toutes parts le cri retentissant de la nuit tropicale, la douce voix du vent qui rugit et hérisse les poils, la plainte sourde des étoiles, le grondement terrifiant du clair de lune tout contre l'eau.
Autant d'appels qui éveillent le Besoin. Oh, la symphonie stridente des mille voix enfouies, le cri du Besoin au-dedans, l'entité pure, le guetteur silencieux, l'être froid et calme, celui qui rit, le danseur du clair de lune. Le moi qui n'était pas moi, l'être qui raillait et riait et s'approchait en criant sa faim. Le Besoin. Et le Besoin était impérieux à présent, farouche, froid et furtif, frémissant, toujours à l'affut, mais impérieux et fin prêt désormais; et pourtant il attendait et guettait encore, et me sommait d'attendre et de guetter aussi.
[...]
Lorsque je quittai le travail ce soir-là, je sus que le moment était venu. C'était La Nuit. Cette nuit n'était pas comme les autres. Cela se produirait cette nuit, il le fallait. Exactement comme cela c'était déjà produit.Et comme cela se produirait encore, et toujours."

Publié dans Jeff Lindsay

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