Del Toro/Hogan - La Lignée (T1)

Publié le par Bing

Salem's Lot meets The Stand

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On a effectivement presque l'impression de tenir entre les mains un bon vieux Stephen King par moments. En effet, il est pratiquement impossible pour moi, Constant Reader, de ne pas faire le rapprochement avec deux grands romans du King, à savoir Salem et Le Fléau. Les différents points de vue dans la narration aidant beaucoup à cette impression.

Ici, les vampires sont traités de la même manière que dans Salem. Tout d'abord on y retrouve toutes les bases du mythe vampirique et ça fait du bien aux mirettes de redécouvrir des bêtes menaçantes et assoiffées de sang; du vrai vampire, qui sent la terre, la sueur, les larmes et le sang.

Et tout comme Le Fléau, le vampire est là traité sous un aspect médical, bien plus froid et insidieux qu'une simple légende antique. Là le vampirisme est étudié, disséqué, et traité de la même manière qu'un virus ultra-virulent, progressant très rapidement.

“I thought vampires drank virgin blood. They hypnotize… they turn into bats…”
Setrakian said, “They are much romanticized. But the truth is more…how should I say?”
“Perverse,” said Eph.
“Disgusting,” said Nora.
“No,” said Setrakian. “Banal.”

Et à nouveau comme dans Salem de Stephen King et comme l'indique le titre du livre ("La Lignée"), les générations de vampires jouent un rôle important. La première génération, représentée par un vampire puissant, engendre la deuxième qui est elle diminuée, qui en engendre une troisième elle aussi plus faible.

Un roman très visuel également, forcément, Guillermo del Toro étant très habitué au milieu du cinéma et ça se ressent très nettement à la lecture, qui en devient très fluide et agréable.
Le premier tome de cette trilogie se termine en grande pompe avec un petit aperçu du changement de décor auquel on aura droit pour la suite. J'ai hâte! Dépêche toi de le finir, lecteur qui l'a eu avant moi à la bibliothèque! ¬¬

Petit bémol tout de même: les deux auteurs ont tendance à se contredire sur certains détails. Rien de bien méchant ni d'important, ni rien qui ne nuise à la compréhension, mais ça titille un peu le lecteur attentif, surtout quand le livre est torché en trois jours.

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