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J'ai déménagé ici!

Dimanche 5 août 7 05 /08 /Août 20:20

Je viens de déménager tous mes articles sur la nouvelle version d'OverBlog et ça se passe ici:

The Importance of being a Constant Reader

L'occasion d'avoir un titre un peu plus approprié à mon profil de lecteur, le titre actuel faisant référence à un autre blog principal qui n'existe plus aujourd'hui.

Si vous suivez mes articles donc, c'est sur le nouveau blog que ça se passe!

A bientôt!

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Par Bing - Publié dans : Blog Related
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Mercredi 1 août 3 01 /08 /Août 16:32

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Rien de nouveau sous le soleil de Miami. Dans ce sixième volet, déjà(!), de la saga littéraire qu'est Dexter. Jeff Lindsay continue de nous faire rire avec son humour noir si particulier mais aussi nous faire frissonner et angoisser pour la peau de notre serial killer (dun-dun-duuuuun) préféré.

Dexter devenait petit à petit plus humain dans les tomes précédents, et il faut croire qu'à présent la barre de téléchargement s'approche des 100% car c'est un Dexter complètement envahi par des sentiments étrangers que nous présente l'auteur dans ce nouveau tome. Beaucoup de peur, de doute, de désespoir pour Dexter, et tout ça fait fuir le Passager Noir, laissant Dexter se débrouiller tout seul.

C'est plaisant à lire, et malgré les redondances de certains sujets déjà abordés dans les livres précédents le suspense est au rendez-vous: est-ce là la dernière aventure du Désespéré Dexter?

La recette Lindsay n'a pas fini de nous faire saliver, et j'attends la suite avec impatience!

Par Bing - Publié dans : Jeff Lindsay
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Mercredi 25 juillet 3 25 /07 /Juil 20:26

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Certes, Lindsay a une recette bien à lui et chaque roman fait appel plus ou moins aux mêmes procédés, ce qui peut donner une impression de répétition à certains. Mais si la forme ne change pas, le fond lui change radicalement d'un tome à un autre. Et ce cher Dexter est à chaque fois confronté à un ennemi encore plus intriguant que le précédent; alors qu'on pensait qu'on ne pouvait pas être aussi tordu que le tueur précédemment attrapé eh bien Lindsay nous prouve que non, il y aura toujours pire!

Et cette fois c'est effectivement un tout autre niveau qu'explore l'auteur, car non content de tuer ses victimes, le tueur aime tellement ce qu'il fait qu'il en profite pour en faire son repas.
Un sujet qui pourrait être dérangeant mais ça serait sans compter sur l'humour noir de l'auteur, toujours aussi... délicieux, et tout passe! On sourit beaucoup en lisant les pensées de son personnage principal, toujours aussi cynique mais qui dans ce tome découvre qu'il n'est pas le monstre qu'il pensait être et que lui aussi est capable de ressentir des émotions.

Et c'est sans doute là le seul petit défaut de l'auteur. En effet, tout l'intérêt de ces romans est de voir le personnage de Dexter évoluer et petit à petit retrouver sa part d'humanité perdue lors de sa plus tendre enfance. Mais Lindsay a tendance à faire de chaque moment d'émotion de son héros sa première fois, et lorsqu'en fait il y avait des précédents, on y croit plus tellement. On ne compte plus les passages où Dexter nous dit "je ne suis pas habitué à ressentir une émotion" alors qu'il vient de passer les trois derniers tomes à en avoir une dans chaque page...
Tout comme Cody, le fils de Rita, qui à chaque fois qu'il fait une phrase nous rappelle combien c'est un enfant discret et qui ne parle jamais beaucoup. On avait compris les vingt premières fois, merci.

Malgré ça, c'est toujours aussi agréable à lire et c'est un excellent moyen d'attendre la prochaine saison de la série télévisée. Alors si vous en êtes un fan, n'hésitez pas à vous plonger également dans les livres de Jeff Lindsay, vous y retrouverez tout ce que vous aimez et même davantage car dès le deuxième tome l'intrigue prend un tout autre virage et beaucoup de personnages que l'on a vu mourir dans la série sont encore vivants dans les livres. Vous ne risquez donc pas d'avoir à "lire" la série, mais aurez droit à des aventures totalement inédites.

Par Bing - Publié dans : Jeff Lindsay
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Mardi 17 juillet 2 17 /07 /Juil 20:31

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Avant de parler de la nouvelle elle-même, je vais vous parler de Esquire. Esquire est un magasine masculin tout droit sorti des Etats-Unis d'aujourd'hui, mais il pourrait tout à fait venir des années 60, ces années 'Mad Men' tant l'homme est stéréotypé et tant il y a de publicités à l'intérieur. Même les articles rédigés par les journalistes sont remplis de marques, de prix; ce ne sont plus des articles mais des publicités au milieu d'autres publicités.

Sous des couverts humoristiques, l'homme doit selon Esquire ressembler au gros cliché de l'homme solide, fort et beau. Bien habillé en toutes circonstances, qui s'y connait en bricolage et en mécanique.
Bref, de toutes façons je ne compte pas m'y abonner, je l'ai juste acheté pour lire la nouvelle en deux parties de Stephen King et de son fils Joe Hill.

La nouvelle elle-même maintenant. Mon avis est sûrement biaisé dès le départ à cause du contenant; un magasine pour homme qui présente l'œuvre originale des deux auteurs comme étant une histoire "pour homme" (textuellement: "For men"). J'ai pas spécialement compris en quoi l'histoire était plutôt écrite pour les hommes, mais c'est sans doute le seul argument de vente du magasine depuis qu'il existe alors il faut comprendre aussi.

L'histoire en elle-même n'est donc pas vraiment indispensable à lire, une sorte de mélange de Shining pour son labyrinthe tueur et la famille qui ressemble comme deux gouttes d'eau au Torrance, et d'une pauvre nouvelle de Lovecraft.
Le talent du King y est mais ne fonctionne pas vraiment ici, et son duo avec Joe Hill ne fait pas autant d'étincelles que dans leur nouvelle en hommage à Matheson "Throttle".

On voit venir les grandes lignes de l'histoire bien trop tôt pour pouvoir être surpris par les moments qui sont censés nous glacer le sang. Finalement j'ai l'impression que les auteurs savaient pour quel type de lecteurs ils écrivaient (et comment leur en vouloir quand on a entre les mains un numéro d'Esquire?) et on mis la barre beaucoup plus bas qu'à leur habitude. C'est dommage.

Mais la nouvelle est distrayante et aurait mérité d'être publiée dans un recueil papier ou numérique plutôt que dans une revue de mauvaise qualité. Moi j'dis ça, oui, je le dis ;)

Par Bing - Publié dans : Stephen King
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Samedi 23 juin 6 23 /06 /Juin 15:37

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"Fornit Some Fornus"

Jusqu'ici je croyais ne pas trop aimer les histoires courtes de Stephen King. Les plus récents recueils de nouvelles que j'avais lu ne m'avaient pas enthousiasmé plus que ça (Rêves et Cauchemars, Tout est fatal ou bien Juste avant le crépuscule) et mes romans préférés du King font tous plus de 800 pages. Facile alors de conclure que l'auteur ne peut atteindre l'apogée de son talent qu'avec des gros pavés qui feraient peur à beaucoup (Tour Sombre, Insomnie, Under the Dome, 11/22/63, Le Fléau, etc).

Mais Brume fut une excellente surprise. Ce recueil est rempli de petits bijoux à lire sans modération. Des histoires qui font frissonner tant on pourrait croire que tout ce qu'il s'y passe pourrait très facilement nous tomber dessus à nous aussi, King faisant surgir le surnaturel dans notre quotidien d'une façon si naturelle.

De gros clins d'œils à Lovecraft dans cet ouvrage, dans Le Raccourci de Mme Todd, L'homme qui refusait de serrer les mains, L'Image de la faucheuse ou encore Mémé.

Mon Top 3 de ce recueil: La ballade de la balle élastique, Le goût de vivre et L'excursion.

Je dois y aller, l'ordinateur est resté branché trop longtemps, je commence à avoir du mal à rassembler mes idées. Je dois aussi aller acheter du beurre de cacahuète tout en évitant de tomber sur... ILS.

Par Bing - Publié dans : Stephen King
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Dimanche 10 juin 7 10 /06 /Juin 16:02

20thcenturyghosts

Joe Hill, un nom à surveiller de très près dès à présent, car il s'est déjà fait un nom dans le monde de la littérature. Et bien au delà, car comme son père il semble très prolifique: deux romans, un recueil de nouvelles (ui fait l'objet de ma critique aujourd'hui), une vingtaine de nouvelles et histoires courtes, deux one-shot comics et deux autres en cours de publication sans compter ses collaborations avec son père dans des nouvelles et des comics.

Son père vous dira sans doute quelque chose car il n'est autre que Stephen King himself! Et autant dire qu'après la lecture de ce recueil de nouvelles je peux affirmer que Joe tient énormément de son père. Et pourtant, il arrive à affirmer son propre style et dépasserait presque le talent de son paternel en matière d'histoires courtes.

Joe Hill aime l'horreur, c'est son genre de prédilection et ce sont les nouvelles les plus puissantes de ce recueil. Elles mettent mal à l'aise, comme le personnage principal de la première histoire 'Best New Horror', elles frôlent le style de Kafka dans 'You will hear the locust sing', ou nous font partager l'inquiétude d'un kidnappé confronté à un phénomène étrange dans 'The Black Phone'.

Mais Joe Hill c'est aussi la poésie qui se mêle au surnaturel et nous prend par surprise. Ce recueil est rempli de ces histoires où il n'y a pas forcément de mort sanglante mais où il est question de manifestations surnaturelles. C'est le cas dans '20th century ghosts' où un fantôme inoffensif hante un cinéma sur le point d'être fermé, 'Last Breath' où il est question d'un musée renfermant une collection de derniers souffle de gens célèbres, ou bien 'Dead-wood', la plus courte d'entre toutes où l'auteur se demande si les arbres aussi ont des fantômes.

Beaucoup d'autres nouvelles n'ont rien de surnaturel ou ne vous feront pas peur, ce sont des drames humains et de belles histoires qui valent tout de même le coup d'être lues.

Et puis il y a 'Pop Art', une belle histoire d'amitié, 'The Cape' nouveau venu dans le genre des super-héros à cape, ou bien 'Bobby Conroy Comes Back From The Dead' qui raconte des retrouvailles se déroulant sur le tournage d'un film de zombies de Romero.

Pour résumer, un recueil de nouvelles très bon, qui se lit comme on déguste une boite de chocolat qui n'a pas le petit papier pour nous dire à quel parfum est chacune de ces petites friandises. Et ici le goût est toujours surprenant, et délicieux.

Par Bing - Publié dans : Joe Hill
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Lundi 28 mai 1 28 /05 /Mai 17:01

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A l'origine, Joe Hill fut contacté pour écrire une nouvelle qui apparaitrait dans un recueil en hommage à Richard Matheson. Il contacta alors son père pour lui proposer d'écrire à deux une nouvelle inspirée de celle de Matheson intitulée "Duel" (qui a également son équivalent cinématographique, filmé par Stephen Spielberg). King accepta et ainsi naquit Throttle.

La différence principale entre Throttle et Duel sont les personnages principaux. Chez Matheson c'est un homme ordinaire qui est poursuivi par un camion qui semble vouloir sa mort. Chez Hill/King c'est un groupe de bikers, pas spécialement recommandables qui sont la victime du même genre de camionneur.
On peut d'ailleurs sentir un certain attachement de la part de Stephen King pour ce genre de personnages, ce groupe de motards soudés. Dans Black House des bikers ont un rôle important dans l'intrigue et ceux qui regardent Sons of Anarchy auront tous noté l'apparition en guest star de l'auteur. King est un grand amoureux de la moto, son fils le qualifie même de 'Harley Snob'.

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Inutile de dire que les deux auteurs s'en sortent très bien pour mettre en place l'action qui ne fera qu'accélérer jusqu'au moment final.
Les détails sont presque les mêmes que l'histoire d'origine: la survie face à une menace persistante et totalement inévitable. King/Hill parviennent tout de même à y apposer leur marque de fabrique en créant ces personnages de bikers, pas forcément très sympathiques et plutôt sanguinaires sur les bords et en faisant sympathiser le lecteur à leur cause grâce à leur histoire personnelle mais surtout cette menace sans visage qui leur tombe dessus de nulle part.

Malgré un dénouement un peu tiré par les cheveux qui m'a semblé bien peu probable, mais qu'on peut tout de même laisser passer si l'on est indulgents, la nouvelle fonctionne et est un très bel hommage à l'histoire de Matheson et au film de Spielberg à la fois.

La nouvelle a aussi été adaptée en Comics, pour les curieux et semble prometteuse, mais il faut que je mette la main dessus avant de me faire un avis définitif!

Un article intéressant, sur l'écriture de la nouvelle et l'adaptation de celle-ci en Comics:
http://www.usatoday.com/life/comics/story/2012-02-09/Stephen-King-Joe-Hill-Road-Rage-series/53038574/1

Par Bing - Publié dans : Stephen King
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Les gens qui ont aimé ce blog ont aussi aimé le best-of des blagues de Guy Montagné, les glaces à la pistache, danser la Carioca et les arbres.

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