Lundi 28 mai 2012
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17:01
A l'origine, Joe Hill fut contacté pour écrire une nouvelle qui apparaitrait dans un recueil en hommage à Richard Matheson. Il contacta alors son père pour lui proposer d'écrire à deux une
nouvelle inspirée de celle de Matheson intitulée "Duel" (qui a également son équivalent cinématographique, filmé par Stephen Spielberg). King accepta et ainsi naquit Throttle.
La différence principale entre Throttle et Duel sont les personnages principaux. Chez Matheson c'est un homme ordinaire qui est poursuivi par un camion qui semble vouloir sa mort. Chez Hill/King
c'est un groupe de bikers, pas spécialement recommandables qui sont la victime du même genre de camionneur.
On peut d'ailleurs sentir un certain attachement de la part de Stephen King pour ce genre de personnages, ce groupe de motards soudés. Dans Black House des bikers ont un rôle important dans
l'intrigue et ceux qui regardent Sons of Anarchy auront tous noté l'apparition en guest star de l'auteur. King est un grand amoureux de la moto, son fils le qualifie même de 'Harley Snob'.

Inutile de dire que les deux auteurs s'en sortent très bien pour mettre en place l'action qui ne fera qu'accélérer jusqu'au moment final.
Les détails sont presque les mêmes que l'histoire d'origine: la survie face à une menace persistante et totalement inévitable. King/Hill parviennent tout de même à y apposer leur marque de
fabrique en créant ces personnages de bikers, pas forcément très sympathiques et plutôt sanguinaires sur les bords et en faisant sympathiser le lecteur à leur cause grâce à leur histoire
personnelle mais surtout cette menace sans visage qui leur tombe dessus de nulle part.
Malgré un dénouement un peu tiré par les cheveux qui m'a semblé bien peu probable, mais qu'on peut tout de même laisser passer si l'on est indulgents, la nouvelle fonctionne et est un très bel
hommage à l'histoire de Matheson et au film de Spielberg à la fois.
La nouvelle a aussi été adaptée en Comics, pour les curieux et semble prometteuse, mais il faut que je mette la main dessus avant de me faire un avis définitif!
Un article intéressant, sur l'écriture de la nouvelle et l'adaptation de celle-ci en Comics:
http://www.usatoday.com/life/comics/story/2012-02-09/Stephen-King-Joe-Hill-Road-Rage-series/53038574/1
Par Bing
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Publié dans : Stephen King
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Samedi 26 mai 2012
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18:35
Mile 81 est une courte nouvelle écrite spécialement pour être publiée en e-book. Contrairement à UR, le livre électronique n'est pas le sujet principal de l'histoire. Ici Sai King retourne à un
sujet qui semble l'inspirer: la voiture démoniaque.
La première chose qui frappe dans cette nouvelle ce sont les références au monde extérieur, là où vivent les personnages. Quand on lit du Stephen King on est plutôt habitué à se retrouver plongé
dans les années 80, voire 90 pour les plus récents. Ici, on retrouve des références telles que Boardwalk Empire, Justin Bieber ou American Vampire. On sent que la nouvelle est écrite pour attirer
des nouveau lecteurs.
Il y avait eu le même genre de détails dans 'Under the Dome', où King nous parlait de LOST ou de Grey's Anatomy, mais tout en restant moins frappant. La longueur du roman y était sans doute pour
beaucoup.
Et pourtant, l'histoire reste intemporelle et pourrait se passer n'importe quand. Là aussi est le talent de Monsieur King.
Malgré des chapitres plutôt courts et des personnages nombreux pour une nouvelle, l'auteur parvient à les rendre crédibles et réels. Stephen King a toujours eu le coup de main pour nous faire
aimer un personnage, ou à défaut leur donner une présence, dès les premières lignes et ici ça apparait très bien.
Un happy ending un peu précipité sans doute, mais face à une telle menace inexpliquée ça ne semble que convenir à la situation. Une histoie qui me laisse tout de même sur ma faim, non pas par
manque d'informations, mais par manque d'exploration, tout ça aurait mérité un peu plus d'approfondissement, même si le côté Lovecraftien de l'élément fantastique n'est pas pour me déplaire.
Attention cependant, Mile 81 contient un extrait de 11/22/63, publié quelques mois après. Si vous ne l'avez pas lu, évitez l'extrait présenté ici, sauf si vous voulez connaitre une grosse partie
du dénouement. Un très mauvais coup de la part des éditeurs.
Par Bing
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Publié dans : Stephen King
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Jeudi 3 mai 2012
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"A force de s’éloigner des mots, les théories les plus pures tournent aux racontars. Et l’on ne sait plus rien. D’approximation en inexactitude, la vérité se dissout et la place est faite à
l’obscurantisme."
— Adrien Danglard | L’Armée Furieuse (Fred Vargas)
Par Bing
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Mercredi 2 mai 2012
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18:04
"A person’s never to old for a stories.
Man and boy, girl and women, never to old.
We live for them."
Windception
A story within the story within the story, voilà ce que nous offre ce nouvel opus de la meilleure saga de tous les univers et de tous les
niveaux de la Tour. Ce chapitre est à situer juste après le quatrième tome, lorsque Roland vient de raconter à son Ka-tet une partie importante de sa jeunesse et juste avant le cinquième tome où
ils feront connaissance avec les habitants de la Calla.
Roland, maintenant que sa langue est bien déliée (comme le fait remarque Susannah: "You're not the strong silent Gary Cooper type after all"), profite d'une nuit de répit pour raconter à ses
compagnons une autre facette de sa jeunesse en tant qu'apprenti pistolero. Et tout comme ce livre se situe juste après 'Magie et Cristal', cette histoire se déroule juste après le récit de
Roland, lors de son retour à Gilead.
C'est l'occasion pour le lecteur de découvrir un autre ami d'enfance de Roland, négligé jsuqu'ici, Jamie de Curry. D'autres personnages feront leur apparition, certains plus connus que
d'autres.
Dans ce même récit s'intercale un autre conte, qui donne son nom à ce nouveau roman: The Wind Through the Keyhole. L'occasion d'en savoir
un peu plus sur la culture du monde de Roland, mais aussi sur la mythologie elle-même de l'univers de la Tour Sombre.
Si vous n'avez pas encore été tenté de lire La Tour Sombre ce livre est fait pour vous, s'il ne vous donne pas envie de lire la saga jusqu'au bout il vous offrira au moins un joli conte
fantastique.
Si vous avez lu les précédents livres de La Tour Sombre, ce livre est aussi fait pour vous. Qui voudrait passer à côté?
Des retrouvailles émouvantes et un conte dans la veine du roman 'Les Yeux du dragon' qui nous prouve que Stephen King sait faire autre chose que de l'horreur pure et qu'il le fait bien.
Par Bing
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Publié dans : Stephen King
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Mercredi 25 avril 2012
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20:20
When is a door not a door? When it's a Kindle.
UR a été écrit par Stephen King spécialement pour le Kindle de Amazon, toute l'histoire tourne autour de cet objet et comme à son habitude Sai King réussit à transformer un objet banal et
inoffensif en un élément fantastiques aux propriétés hors du commun, et tout ça en restant totalement crédible et en convaincant le lecteur que tout ça pourrait lui arriver.
Un livre que je recommanderais à tous les réfractaires de l'ère du livre numérique. Stephen King l'a compris, raconter une histoire ne passe pas par le support mais par l'idée elle-même: "The
delivery mechanism to my mind is secondary for me as a writer." Que nous lisions sur un Kindle ou un livre papier l'histoire reste la même.
Les Constant Readers seront comblés par cette histoire
également, qui est simplement le juste milieu entre l'une des ses premières œuvres (Dead Zone) et l'une de ses toute dernières (11/22/63). King fait même un détour dans son univers préféré: celui
de la Tour Sombre.
A lire également: Stephen King on the Kindle and the Ipad
Par Bing
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Publié dans : Stephen King
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Mercredi 15 février 2012
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01:55
Stephen King aime le Base Ball et ça se voit. Bing ne connait rien de rien au Base Ball et ça s'est vu. On le savait fan de ce sport, il aimait à la rappeler dans ses livres, que ce soit avec une
simple mention des Red Sox ou bien en insérant dans l'intrigue divers figures connues ou inventées du Base Ball (Tom Gordon ou Sandy Koufax dans Bazaar). Il en parlait dans ses préfaces et avait
même coécrit plusieurs guides ou résumés de saisons.
Bref, chacun son hobby, il n'y a rien de mal à ça. Sauf quand ça prend beaucoup trop de place dans le récit. Sur 57 pages au moins 75% du livre nous explique les prouesses techniques des joueurs
et au milieu de tout ça il se passe des trucs. Malheureusement, avec tout le jargon sportif, difficile de bien voir ce qu'il se passe.
Au final, si on enlève la partie "sport", on se retrouve avec une nouvelle aux faux airs de thriller. Même si l'idée et la prose du King aident beaucoup, on peut voir arriver à l'avance le final
de l'histoire, on devine même ce que cache ce petit pansement si mystérieux.
Les fans de Base Ball vont sans doute aimer, cette histoire leur est clairement adressée. Les autres vont lire une courte histoire, clairement pas l'une de ses meilleures, qui mériterait plutôt
de figurer dans l'un de ses recueil de nouvelles.
Par Bing
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Publié dans : Stephen King
0
Mardi 14 février 2012
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01:02
"I would encourage every American to walk as often as possible. It's more than healthy; it's fun."
-John F. Kennedy (1962)
Richard Bachman est le côté sombre de Stephen King, et il nous le prouve encore une fois avec The Long Walk, un court roman de survie dans un monde pas si différent du notre où une dictature
militaire organise chaque année une "grande marche" où une centaine d'adolescents doivent marcher sans s'arrêter ou mourir, et où il ne doit en rester qu'un.
Une histoire puissante où l'on marche aux côtés de Garraty, un garçon comme tous les garçons de son âge et apprend à connaitre ses compagnons de route. McVries (mon favori, ses échanges avec
Garraty sont intenses, sans doute les meilleurs moments du bouquin), Olson, Barkovitch, Stebbins et bien d'autres, chacun ayant sa personnalité, ses tics et sa façon de voir le monde. Chacun est
entré dans la Grande Marche avec ses propres raisons, ou même sans raisons, juste par rebellion adolescente. Les discussions sur la vie et la mort qu'ils ont entre eux sont passionnantes et
soulèvent les bonnes questions.
“Plumb the unplumbed depths of Garraty. Sounds almost like a travel ad, doesn’t it?
You burrow until you hit bedrock. Then you burrow into the bedrock.
And finally you get to the bottom. And then you buy out. That’s my idea.”
Stebbins
Plus le temps passe, plus les garçonsmeurent et plus la tension monte. Qui va mourir maintenant? Comment? Et la question la plus importante: qui va marcher jusqu'au bout et gagner le Grand Prix.
Le suspense monte doucement jusqu'au dernier acte, et donne envie au lecteur de savoir, tout de suite. Un vrai page-turner comme disent les angliches.
Les rares critiques négatives qu'on puisse faire à ce roman sont en fait ses points forts. On soupçonne dès le début le nom du gagnant, mais c'est un procédé narratif très courant. Cependant, si
l'on oublie pas que l'on marche avec King, tout était encore possible et ça ne m'a pas gâché la lecture une seule seconde.
Le deuxième point est la fin. Beaucoup de romans de Stephen King semblent décevoir leur lecteurs et c'est semble-t-il encore le cas ici. Moi-même je me suis quelque peu battu avec cette fin
légèrement surréaliste. Mais au final, et si ça n'était pas King qui ne savait pas comment terminer ses histoires, mais nous qui ne savions pas comment interpréter ses intentions? Et ici elles
peuvent être nombreuses. Est-ce la Mort elle-même qui attend Garraty à la fin de la Grande Marche, ou est-ce son père, ou encore McVries qui le soutient une nouvelle fois dans une passe
difficile? Pour ma part j'ai l'impression que Garraty est bel et bien mort et qu'il marche vers l'au-delà, mais d'autres interprétations sont tout aussi tentantes.
“He won’t last much longer,” a woman in the front row said quite audibly.
“Your tits won’t last much longer!” Garraty snapped at her, and the crowd cheered him.”
Par Bing
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Publié dans : Richard Bachman
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